Pourquoi la souveraineté numérique est-elle si importante actuellement, notamment en ce qui concerne l’IA ?
La souveraineté constitue le fondement d’un État fonctionnel, y compris dans l’espace numérique. Les frontières s’estompent de plus en plus : le traitement des données est souvent effectué hors de Suisse, ce qui engendre des dépendances. Cela s’accentue avec l’IA, car les modèles et l’infrastructure proviennent généralement de fournisseurs étrangers. Il est donc d’autant plus important de pouvoir exploiter les technologies de manière autonome et en toute sécurité.
Aujourd’hui, qu’attend concrètement la clientèle des solutions d’IA ?
L’IA préoccupe notre clientèle, des questions stratégiques aux applications concrètes du quotidien. L’IA vise à simplifier les processus, par exemple en synthétisant des textes ou en analysant des contenus. La plus grande valeur ajoutée est générée par l’intégration de l’IA dans des solutions spécialisées. L’IA peut alors automatiser les tâches et aider directement dans le processus de travail.
La protection des données reste souvent un obstacle. Comment la surmonter ?
Il faut ici de la clarté et des conditions-cadres sûres. D’un côté par la sensibilisation à la gestion des données sensibles et, de l’autre, par des solutions permettant une utilisation contrôlée de l’IA. Lorsque les modèles fonctionnent dans un environnement protégé et sont intégrés à des solutions spécialisées, la protection des données est garantie par le système. Cela crée un climat de confiance.