« Pas d’indépendance, mais de la capacité d’action »

La souveraineté numérique est souvent assimilée à l’indépendance. En entreprise, la situation est toutefois plus nuancée. Du point de vue d’Abraxas, sur la base de l’expérience d’Urs Schlatter, responsable du portefeuille de services informatiques, ce n’est pas l’indépendance qui est déterminante, mais la capacité à rester capable d’agir, même dans des conditions changeantes.

De Urs Schlatter · 8 juin 2026

La souveraineté numérique fait depuis longtemps partie du dialogue public. La Confédération, les autorités et les administrations se saisissent du sujet, non pas parce qu’il serait résolu, mais parce que les dépendances deviennent toujours plus visibles dans l’espace numérique. La souveraineté décrit moins un état qu’une question centrale de capacité d’action de l’État dans des conditions-cadres changeantes.

Le débat est souvent marqué par l’idée d’autosuffisance. Abraxas met l’accent sur une autre approche et se focalise non pas sur le contournement, mais sur l’agencement conscient des dépendances. L’élément déterminant est la manière dont elles agissent dans l’interaction entre l’architecture, l’exploitation et l’organisation et leur capacité à rester contrôlables.

Abraxas mise sur des modèles d'exploitation performants. (illustration : Patric Sandri)

L’informatique en tant qu’écosystème – avec des conséquences pour l’exploitation

L’informatique n’est pas une boîte à outils, mais un écosystème en pleine croissance. Architectures, intégrations, modèles d’exploitation et processus s’entremêlent. Les dépendances ne résultent pas des technologies individuelles, mais de leur intégration. Dans une entreprise en particulier, les structures se figent, souvent de manière insidieuse, mais avec un effet à long terme.

Pour les pouvoirs publics, c’est essentiel : les prestations doivent être fournies de manière fiable, y compris lorsque les conditions-cadres changent. La souveraineté numérique est donc avant tout synonyme de capacité d’action en situation de risque.

Le critère décisif n’est pas un scénario de sortie théorique, mais la capacité de réaction réelle : en combien de temps un service peut-il être remplacé ou adapté ?

L’organisation crée la souveraineté

Cette capacité ne résulte pas uniquement de la technologie. Elle repose sur des décisions architecturales claires, des modèles d’exploitation viables et des compétences disponibles. Les technologies ouvertes créent des marges de manœuvre, mais uniquement si l’exploitation et les responsabilités sont clairement définies.

La souveraineté numérique n’est donc pas un état final, mais une tâche de conception continue. Pour Abraxas, cela signifie : exploiter les services informatiques de sorte à ce que les dépendances restent gérables et que la capacité d’action soit garantie à tout moment.

#SouverainetéNumérique : les services de cyberadministration doivent fonctionner de manière fiable, y compris lorsque les conditions-cadres changent. Abraxas garantit des modèles d’exploitation stables
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