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Markus Röösli

Daniel Slongo

54 ans, capitaine de police et chef du pilotage informatique de la police cantonale de Zurich, il est au fait de tout ce qui touche au numérique, tant sur le plan professionnel que privé. La police cantonale de Zurich est cliente d’Abraxas depuis plus de 15 ans.

Markus Röösli

Où et de quelle façon êtes-vous «numérique» sur le plan professionnel et privé?

Markus Röösli: nous réalisons et exploitons des solutions informatiques qui servent – plus particulièrement dans le domaine de la communication – à la gestion commune des données et à leur échange, pour remplir des missions de police. Le but est de nous permettre de soutenir et d’améliorer le travail de la police et son efficacité. En tant qu’officier de piquet de la police cantonale, j’utilise également ces moyens informatiques moi-même en service. Dans presque toutes les situations de la vie, j’utilise régulièrement les possibilités qu’offre notre monde numérique actuel, y compris dans la vie privée, lorsque je suis par exemple sur mon vélo de course avec le pulsomètre et l‘appareil de mesure de watts. Ainsi, je peux ensuite analyser les données et optimiser mon entraînement.

Quel intérêt voyez-vous dans la numérisation?

Markus Röösli: La numérisation nous permet d’économiser du temps et de l’argent dans de nombreuses activités quotidiennes. Elle nous apporte un gain énorme en efficacité. Nous pouvons utiliser ce temps gagné pour nos propres besoins. De plus, la numérisation nous offre de nouvelles opportunités dont on n’osait même pas rêver auparavant. Dans toutes les situations de la vie – de l’école au secteur de la communication en passant par le domaine de la santé – la numérisation permet de fournir des prestations encore impensables il y a seulement quelques années.

En tant que corps de police nous sommes sollicités dans les deux mondes: le réel et le virtuel.
Markus Röösli

Comment affrontez-vous les défis et les dangers dans l’espace numérique?

Markus Röösli: Bien entendu, la numérisation comporte aussi de gros pièges: avec les innombrables possibilités qui s’offrent à nous 24h/24, nous ne trouvons plus de repos. Au lieu de lever le pied grâce au temps gagné, nous travaillons encore plus, faisons beaucoup de choses en même temps et accélérons même encore pendant notre temps libre. Chacun devrait être conscient de ces dangers et s’y opposer dans sa propre zone d'influence. En tant que corps de police nous sommes sollicités dans les deux mondes: le réel et le virtuel. Les travaux fondamentaux sont structurés de manière similaire mais se distinguent très fortement dans leurs modalités. Et les exigences envers les personnes qui réalisent le travail de la police dans ces mondes sont également très différentes.

Quelles tendances observez-vous en ligne et hors ligne en matière de sécurité?

Markus Röösli: A petite échelle, j’ai le sentiment que nous traitons nos «objets de valeur» d'une manière beaucoup plus insouciante dans l’espace virtuel que dans le monde réel. Comme on le dit si bien: «Le plus gros risque de sécurité informatique se trouve entre l’écran et le clavier!» D’un côté, nous devons encore et toujours nous habituer à l’espace virtuel et nous familiariser avec les mesures de sécurité nécessaires. De l’autre, la numérisation imprime un rythme que nous peinons à suivre. Malgré tout, nous devons faire face à ce défi. Car il est très peu probable que nous puissions ralentir ou même stopper la numérisation.

Quels sont vos souhaits concernant la numérisation de la société?

Markus Röösli: Je souhaite que, malgré tous les progrès réalisé avec la numérisation, les êtres humains ne restent pas sur le carreau: Il y a d’abord le risque que les personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas suivre le mouvement soient systématiquement et durablement exclues. Cela peut entraîner des problèmes sociaux qui remettraient fortement en question l’utilité de la numérisation. Ensuite, je pense que l’environnement social réel d’une personne fait partie des choses les plus importantes dans notre société. Chacun et chacune d’entre nous devrait réfléchir lorsque la communication se fait de façon numérique dans toutes les situations de la vie. Sinon, les gens vont se retrouver isolés alors qu’ils ont des milliers d’amis virtuels.